Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

 

A CHARLES BAUDELAIRE

AUTRES POEMES DE PAUL VERLAINE

 

Je ne t’ai pas connu, je ne t’ai pas aimé,

Je ne te connais point et je t’aime encore moins :

Je me chargerais mal de ton nom diffamé,

Et si j’ai quelque droit d’être entre tes témoins,

 

C’est que, d’abord, et c’est qu’ailleurs, vers les Pieds joints

D’abord par les clous froids, puis par l’élan pâmé

Des femmes de péché - desquelles ô tant oints,

Tant baisés, chrême fol et baiser affamé ! -

 

Tu tombas, tu prias, comme moi, comme toutes

Les âmes que la faim et la soif sur les routes

Poussaient belles d’espoir au Calvaire touché !

 

- Calvaire juste et vrai, Calvaire où, donc, ces doutes,

Ci, çà, grimaces, art, pleurent de leurs déroutes.

Hein ? mourir simplement, nous, hommes de péché.

 

Paul VERLAINE (1844-1896)


Commentaires (0)

Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

 


Fichier hébergé par Archive-Host.com 

Fichier hébergé par Archive-Host.com


Archive-Host.com