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CITATIONS DE VERLAINE PAUL

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Baiser! rose trémière au jardin des caresses!

 

Et je m’en vais

Au vent mauvais

Qui m’emporte

Deçà, delà,

Pareil à la

Feuille morte.

 

Il est grave: il est maire et père de famille.

Son faux-col engloutit son oreille. Ses yeux

Dans un rêve sans fin flottent insoucieux,

Et le printemps en fleur sur ses pantoufles brille.

 

Il pleure dans mon coeur

Comme il pleut sur la ville.

 

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,

Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

 

Je suis l’Empire à la fin de la décadence,

Qui regarde passer les grands Barbares blancs

En composant des acrostiches indolents

D’un style d’or où la langueur du soleil danse.

 

La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles

Est une oeuvre de choix qui veut beaucoup d’amour.

 

Les sanglots longs

des violons

De l’automne

Blessent mon coeur

D’une langueur

Monotone.

 

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,

Simple et tranquille.

 

Mortel, ange ET démon, autant dire Rimbaud...

 

O qui dira les torts de la Rime!

Quel enfant sourd ou quel nègre fou

Nous a forgé ce bijou d’un sou

Qui sonne creux et faux sous la lime?

 

On est le Diable, on ne le devient point.

 

Par notre manière de penser et nos attitudes, nous construisons notre bonheur ou notre malheur.

 

Pas la Couleur, rien que la nuance.

 

Prends l’éloquence et tords-lui son cou!

 

Que ton vers soit la bonne aventure

Eparse au vent crispé du matin

Qui va fleurant la menthe et le thym...

Et tout le reste est littérature.

 

Qui peut, sans frémir,

Juger sur la terre?

 

Si ces hiers allaient manger nos beaux demains?

 

Souvenir, souvenir, que me veux-tu? L’automne

Faisait voler la grive à travers l’air atone...

 

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête

Toute sonore encor de vos derniers baisers;

Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête,

Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

 

Tournez, tournez, bons chevaux de bois,

Tournez cent tours, tournez mille tours.

 

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches

Et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous.

 

«La chair est sainte! Il faut qu’on la vénère.»


 

 

 

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