Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

 

GENERAL DE GAULLE

AUTRES BIOGRAPHIES
 



 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

 

 

Charles de Gaulle ou plus souvent le Général de Gaulle (né le 22 novembre 1890 à Lille, dans le Nord9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises, en Haute-Marne) était un général et un homme d'État français, qui fut, depuis son exil à Londres, le chef de la résistance à l'occupation allemande de la France pendant la Seconde Guerre mondiale (la France libre), puis le fondateur de la Ve République en 1958, dont il devint le premier président de 1959 à 1969.

Origines familiales et étymologie

Charles André Joseph Pierre-Marie de Gaulle naît à Lille, mais son nom de famille n’est pas d'origine néerlandaise contrairement à une légende tenace, certains ayant cru voir dans la particule dede. La famille paternelle de Charles de Gaulle n'était en fait pas originaire du Nord-Pas-de-Calais ; c'est sa famille maternelle (les Maillot) qui en était originaire. D'après les travaux de la famille de Gaulle, en particulier ceux du grand-père paternel du général de Gaulle, les de Gaulle seraient une très ancienne famille de la noblesse d'épée française, ce qui n'est cependant pas reconnu dans les nobiliaires français . Le plus ancien ancêtre probable du général de Gaulle serait, selon ces travaux, Richard de Gaulle, écuyer du roi Philippe Auguste qui le dota d'un fief à Elbeuf-en-Bray, Normandie, en 1210. On trouve trace vers 1420 d'un Jehan de Gaulle qui, après le désastre d’Azincourt, résista pendant près de deux ans aux Anglais à Vire, dans l'ouest de la Normandie, avant de devoir s’exiler en Bourgogne. l’article défini néerlandais

Aux XVIe et XVIIe siècles, on retrouve trace de capitaines-châtelains de Gaulle à Cuisery dans le sud de la Bourgogne. Gaspard de Gaulle, qualifié par le roi Charles IX de chevalier, fut délégué du bailliage de Chalon-sur-Saône aux états généraux de Blois en 1576. Ces de Gaulle se seraient ensuite installés en Champagne où on retrouve leur trace à Châlons-en-Champagne aux XVIIe et XVIIIe siècle, exerçant des charges de justice. La famille s'installa enfin à Paris vers le milieu du XVIIIe siècle. L’arrière-grand-père du général de Gaulle, avocat (c'est-à-dire procureur) au parlement de Paris, comparut devant le Tribunal révolutionnaire pendant la Terreur mais réussit à éviter la guillotine. Les de Gaulle résidaient depuis près de cent cinquante ans à Paris quand Charles de Gaulle naquit en 1890.

Le nom de Gaulle semble être issu d'une forme germanique (franque ou normande) : De Walle, signifiant le mur (d'enceinte), le rempart, où De = le et Walle = mur, le w germanique ayant évolué en g en roman   . Walle provient du vieux saxon wal, qui a donné l'anglais wall ou le danois val. Le vieux saxon wal est un emprunt au latin vallum (rangée de pieux, palissade, rempart), de vallus (pieu). Bien qu'étymologiquement le « de » dans de Gaulle ne semble pas être une particule nobiliaire, le patronyme de Gaulle s'écrit toujours avec un « d » minuscule comme tous les noms à particule, nobiliaire ou non   . Le mot « Gaulle » étant monosyllabique, la particule « de » se conserve même quand le nom n'est pas précédé du prénom ou d'un titre de civilité   .

La famille maternelle de Charles de Gaulle, les Maill ot, était originaire des Flandres françaises. C'est du côté de cette famille maternelle que le général de Gaulle avait des ancêtres irlandais (les MacCartan  , Jacobites réfugiés en France après la Glorieuse Révolution), écossais (les Fleming), et allemands (les Kolb, du Duché de Bade). Le grand-père maternel du général de Gaulle était un industriel textile lillois. Bien que la famille de Gaulle vécût à Paris, la mère du général de Gaulle se rendit dans sa famille à Lille pour donner naissance à son fils, en accord avec la tradition familiale.

 

Éducation et famille

Né à Lille le 22 novembre 1890 dans une famille catholique résidant à Paris, Charles de Gaulle était le fils d'Henri, professeur de lettres (français, latin, grec), d'histoire et de mathématiques, et de Jeanne Maillot. Charles a trois frères, dont deux seront résistants, et une sœur, qui elle aussi entrera dans la Résistance :

  • Xavier de Gaulle (1887-1955), qui sera prisonnier de guerre, puis résistant pendant la Seconde Guerre mondiale ; il est le père de Geneviève de Gaulle-Anthonioz
  • Marie-Agnès de Gaulle (1889-1982)
  • Jacques de Gaulle (1893-1946), qui restera handicapé en 1926 après une encéphalite.
  • Pierre de Gaulle (1897-1959) qui sera résistant, homme politique, administrateur de sociétés.

Très tôt, son père fait découvrir à Charles les œuvres de Barrès, Bergson et Péguy. La famille est alors monarchiste et compte parmi les lecteurs de L'Action française (jusqu'à la condamnation du mouvement de Charles Maurras par le Vatican). Sa famille est considérée comme « catholique libérale », sera dreyfusarde et, bien que « monarchiste de regret », se ralliera à la République dans le sens indiqué par le pape. Son père est en outre un admirateur de Louis Rossel, « général » de la Commune de Paris, fusillé par les Versaillais.

Charles de Gaulle fait une partie de ses études primaires à l'école des frères des écoles chrétiennes de la paroisse Saint-Thomas-d'Aquin (aujourd'hui lycée Saint-Thomas-d'Aquin) à Paris. Lors de la crise politique résultant de la séparation de l'Église et de l'État en 1905, Charles de Gaulle est amené à poursuivre ses études en Belgique, première expérience d'exil.

Entré 119e sur 221 à l'École militaire de Saint-Cyr en 1908 après avoir fait ses classes préparatoires au prestigieux collège privé catholique Stanislas à Paris, il en sortit diplômé en 1912 (promotion de Fès dont le major fut le futur maréchal Juin) et rejoignit l'infanterie. Affecté au 33e régiment d'infanterie à Arras, il est alors sous les ordres du colonel Pétain.

Première Guerre mondiale  

Lieutenant au début de la Première Guerre mondiale, il est ensuite nommé capitaine en janvier 1915. Blessé dès son premier combat à Dinant le 15 août 1914, il rejoint le 33e RI sur le front de Champagne pour commander la 7e compagnie. Il est à nouveau blessé le 10 mars 1915 à la main gauche, sur la Somme. Décidé à en découdre, il désobéit à ses supérieurs en ordonnant de tirer sur les tranchées ennemies. Cet acte lui vaut d'être relevé huit jours de ses fonctions. Officier tatillon, volontiers cassant, son intelligence et son courage face au feu le distinguent au point que le commandant du 33e RI lui offre d'être son adjoint.

Le 2 mars 1916, son régiment est attaqué et presque détruit par l'ennemi en défendant le village de Douaumont, près de Verdun. Sa compagnie est anéantie au cours de ce combat et les survivants sont encerclés. Selon la version officielle, il tente alors une percée; la violence du combat l'oblige à sauter dans un trou d'obus, pour se protéger, mais des Allemands l'imitent et le blessent d'un coup de baïonnette à la cuisse gauche  . Pris par les troupes allemandes, il est soigné et interné. Un soldat de sa compagnie a toutefois fourni une autre version des faits : « Nous avons été encerclés et sous les ordres de notre capitaine de Gaulle nous avons été obligés de nous rendre. »

Après une tentative d'évasion manquée, il est transféré au fort d'Ingolstadt, en Bavière, un camp de représailles destiné aux officiers remuants. Il y croise le futur général Georges Catroux, l'aviateur Roland Garros, le journaliste Rémy Roure, l'éditeur Berger-Levrault et le futur maréchal soviétique Toukhatchevski. Un « lamentable exil », c'est en ces termes qu'il décrit à sa mère son sort de captif. Pour tromper l'ennui, de Gaulle organise pour ses compagnons de captivité des exposés magistraux sur l'état de la guerre en cours. Mais surtout, il tente de s'évader à cinq reprises, sans succès. Il est libéré après l'armistice du 11 novembre 1918 et retrouve les siens en décembre. De ces deux ans et demi de captivité, il gardera un souvenir amer, estimant être un « revenant », un soldat inutile qui n'a servi à rien. Il recevra, toutefois, à l'issue de la Grande Guerre la croix de chevalier de la Légion d'honneur, le 23 juillet 1919, et la croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze.

Concernant cette période de captivité qui a suivi sa reddition, le général Perré a déclaré en 1966 : "Un de mes amis qui fut prisonnier avec de Gaulle m'a rapporté ceci. Les Boches qui faisaient l'honneur aux officiers français qui s'étaient courageusement battus de leur rendre leur sabre pour certaines manifestations comme la messe par exemple, ne le rendirent pas au capitaine de Gaulle. Celui-ci, croyant en un oubli, le leur réclama sèchement. Les Allemands s'étonnèrent de sa demande mais, à tout hasard, refirent une enquête sur les conditions de sa reddition. Renseignements pris, les Allemands ne rendirent pas son sabre au capitaine de Gaulle".  

Entre-deux-guerres

  

Charles de Gaulle poursuit sa carrière militaire.

De 1919 à 1921, de Gaulle est envoyé en Pologne, qui vient alors juste d'être indépendante; où il participe à la formation de la nouvelle armée polonaise qui lutte victorieusement contre l'Armée rouge. Il se laisse influencer par l'atmosphère violemment antisémite et pogromiste, comme en attestent deux lettres envoyées à sa famille et reproduites dans le deuxième volume des Lettres, notes et carnets  .

À son retour, le capitaine de Gaulle est chargé de cours à l'École de Saint-Cyr, avant son admission à l'École supérieure de guerre en 1922.

Charles de Gaulle épouse le 7 avril 1921 Yvonne Vendroux (22 mai 1900 à Calais - 8 novembre 1979 à Paris), dont il aura trois enfants :

  • Philippe de Gaulle (28 décembre 1921 à Paris) [il sera amiral, puis sénateur].
  • Élisabeth de Gaulle, née le 15 mai 1924 à Paris.
  • Anne de Gaulle (1er janvier 1928 à Trèves - 6 février 1948 à Colombey-les-Deux-Églises), née trisomique.

En 1925, il est détaché à l'état-major du maréchal Pétain, vice-président du Conseil supérieur de la Guerre. Il est affecté à Trèves en 1927, comme commandant du 19e bataillon de chasseurs à pied (BCP). Le 1er janvier 1928 naît sa seconde fille Anne. De Gaulle est muté au Levant en 1929 et passe deux ans à Beyrouth avec sa famille. En 1931 il est affecté au secrétariat général de la Défense nationale à Paris. Ce nouveau poste est pour lui important, car c'est l'occasion de s'initier aux affaires de l'État.

C'est durant ces années que Charles de Gaulle développe ses théories militaires : il publie La Discorde chez l'ennemi (1924), Le Fil de l'épée (1932), Vers l'armée de métier (1934) et La France et son armée1938). Ce dernier livre provoqua une brouille avec le maréchal Pétain, lequel aurait voulu le signer. (

S'il est attaché à l'idée de défense statique au point d'écrire La fortification de son territoire est pour la France une nécessité permanente (...) L'encouragement de l'esprit de résistance d'un peuple par l'existence de fortifications permanentes, la cristallisation, l'exaltation de ses énergies par la défense des places sont des faits que les politiques comme les militaires ont le devoir de reconnaître dans le passé et de préparer dans l'avenir, il n'en est pas moins sensible aux idées du général Jean-Baptiste Eugène Estienne sur la nécessité d'un corps de blindés   , alliant le feu et le mouvement, capable d'initiatives et d'offensives hardies qu'il reprend en 1932, dans Le Fil de l'épée où il rappelle l'importance de la formation des chefs et le poids des circonstances.

Dans son ouvrage Vers l'Armée de métier publié en 1934, il développe cette question de fond qui nécessite la création d'une armée professionnelle aux côtés de la conscription. Cependant, cette idée rencontre peu d'échos favorables, à l'exception notable de l'Action française, qui salue à plusieurs reprises, sous la plume de Charles Maurras et de Jacques Bainville, sa conception moderne d'une guerre d'offensive et sa méfiance vis-à-vis du germanisme renaissant, de Paul Reynaud, député de droite, ou de Philippe Serre.

À l'étranger, en revanche, l'idée du général Jean-Baptiste Eugène Estienne d'employer des blindés dans une percée motorisée reprise par de Gaulle a déjà suscité la plus grande attention (Guderian, Liddell Hart). Vers l'armée de métier n'a en France qu'un bref succès de curiosité, mais confirme dans ses conceptions, de son propre aveu , le général Guderian, créateur de la force mécanique allemande.

En revanche de Gaulle ne perçoit pas l'importance de l'aviation à laquelle il n'attribue qu'un rôle secondaire : les troupes à terre recevront de l'aviation une aide précieuse quant à leur camouflage. Les fumées épandues sur le sol du haut des airs cachent en quelques minutes de vastes surfaces du sol tandis que le bruit des machine svolantes couvre celui des moteurs chenillés. Il faudra attendre l'édition de 1944 où il fera ajouter une phrase Mais surtout en frappant elle-même à vue directe et profondément, l'aviation devient par excellence l'arme dont les effets foudroyants se combient le mieux avec les vertus de rupture et d'exploitation de grandes unités mécaniques.

À Paris, de Gaulle fréquente diverses personnalités autour du colonel Émile Mayer, retraité très ouvert, favorable à une réforme de la stratégie : l'état-major ne doit pas se contenter d'une stratégie défensive derrière la ligne Maginot. Cependant, ni l'un ni l'autre ne sont écoutés.

Partant des idées du général Fuller et du critique militaire britannique Liddell Hart, de Gaulle défend une guerre de mouvement menée par des soldats de métier, et appuyée par des blindés. De Gaulle fait sa première conférence à La Sorbonne au printemps 1934, sous l'égide du cercle Fustel-de-Coulange, une vitrine de l’Action française  . D'inspiration monarchiste, Charles de Gaulle, militaire soumis au devoir de réserve, révèle dans sa correspondance privée son peu de considération pour le parlementarisme et lui préfère un régime fort  . Jusqu'à la fin de sa vie, il marquera son admiration pour la personnalité et l'œuvre de l'historien royaliste Jacques Bainville.

Ses idées se heurtent pourtant d'une part au profond conservatisme des dirigeants militaires, et d'autre part aux réticences des républicains face à un militaire de réputation maurrassienne. Pourtant de Gaulle, disciple de Péguy (influencé par le socialisme de Pierre Leroux) et de Bergson, a été formé par le colonel Mayer, officier d'origine israélite, dreyfusard et socialisant. Il a dans son sillage fréquenté le socialiste Club du Faubourg (il avait avant la première guerre mondiale assisté à Lille à des meetings de Jaurès) et les mouvements non-conformistes des années trente (Esprit, etc.). Il avait aussi adhéré aux organisations catholiques de gauche : le Sillon de Marc Sangnier, « les Amis de Sept », les « Amis de Temps Présent », ancêtre de Témoignage chrétien. Ces derniers mouvements étaient par ailleurs favorables au Front populaire et à l'intervention de la France aux côtés des Républicains espagnols.

Léon Blum manifeste sa vive hostilité pour les idées du colonel de Gaulle dans trois articles publiés par le Populaire, car il craint que cette armée ne soit utilisée contre le peuple, notamment les grévistes. Et de fait, comme le montre une lettre de 1935 envoyée à Paul Reynaud, de Gaulle n'excluait nullement une telle possibilité. Certains passages des livres publiés par le colonel de Gaulle suscitent d'ailleurs l'approbation de l'Action française  .

Colonel en 1937, il est nommé à la tête du 507e régiment de chars à Metz. Lors de la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l'Allemagne le 3 septembre 1939, le colonel de Gaulle est nommé commandant des chars de la Ve Armée.

 

 

 

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Fichier hébergé par Archive-Host.com

 

 

 

 

Commentaires (0)

Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

 


Fichier hébergé par Archive-Host.com 

Fichier hébergé par Archive-Host.com


Archive-Host.com

 

pub