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* Famille : félidés.
* Dimensions : * Hauteur : 60 - 70 cm au garrot
* Reproduction : * Gestation : 86 à 96 jours. * Maturité sexuelle : mâles à 3 ans, femelle à 2,5 ans. * Accouplement : toute l'année. Les femelles mettent bas généralement tous les deux ans. * Portée : une tous les 2 ans (2 à 3 petits)
* Longévité : jusqu'à 18 ans.
* Genre et Espèce : Félis concolor.
* Mode de vie : * Mœurs : solitaire, chasse en général à l'aube ou au crépuscule, mais actif le jour là où il n'est pas dérangé par l'homme. * Régime : surtout des cervidés, et presque tous les animaux sauvages.
Les Indiens Quechuas du Pérou donnèrent le nom de puma à ce grand chat mystérieux au pelage uni, sans doute originaire du vaste continent américain, qu'il peuple encore aujourd'hui. Présent du Canada à la Patagonie, il est le seul félidé à avoir une aussi large distribution géographique.
Introduction Longtemps appelé Felis concolor - ce qui le plaçait dans le même genre que les chats -, le puma a désormais son genre propre, Puma. La lignée de puma se serait séparée de celle ayant mené au jaguar et au guépard il y a environ 8 millions d'années. Aucun reste fossile de puma n'a été retrouvé dans le monde ailleurs que sur le continent américain. Les fossiles les plus anciens qui puissent être attribués au puma actuel, Puma concolor, datent d'il y a 400 000 ans et ont été trouvés dispersés à travers les États-Unis. Des documents paléontologiques attestent la présence du puma à la même époque en Amérique du Sud ; apparu dans le nord du continent américain, il aurait migrée jusque dans le sud en empruntant l'isthme de Panamá. On a également retrouvé les restes d'une autre espèce plus ancienne, proche du puma, mais de taille supérieure d'un tiers environ, Felis (Puma) inexpectata. Des fossiles de ce félidé remontant à une période située entre 2 500 000 et 500 000 ans ont été trouvés essentiellement dans le centre et l'est des États-Unis. On ignore encore si Puma concolor et Felis (Puma) inexpectata descendent d'un ancêtre commun. Malgré sa grande taille, le puma est plus proche des chats sauvages que des panthères (genre Panthera), même si sa population de Floride est appelée du nom de cette espèce (Florida panther, « panthère de Floride »). Son anatomie (notamment ses caractéristiques crâniennes) indique sa relation avec les petits félins (membres du genre Felis comme les chats, du genre Lynx, les lynx, ou du genre Leopardus, l'ocelot). Comme ces derniers, il ne peut pas rugir et possède une bande de peau nue sur le dessus du nez.
La vie du puma
Du Yukon, au nord de l'Amérique, jusqu'au sud de l'Argentine, le puma vit dans toutes sortes de milieux, pourvu que la végétation - brousse, conifères, plantes tropicales ou montagnardes - lui permette d'approcher sa proie sans être vu. Ces félins sont des animaux solitaires. Toutes les études effectuées jusqu'à présent montrent que chaque animal vit sur son propre domaine vital et qu'il évite autant qu'il le peut de rencontrer ses congénères. Les quelques moments non solitaires sont la brève période de la reproduction et celle durant laquelle la femelle élève seule sa progéniture. Dans le nord-ouest de l'Amérique du Nord, les pumas mâles vivent toujours sans contacts avec leurs voisins du même sexe, dans de vastes domaines vitaux. Lorsqu'il s'agit de femelles, ces domaines peuvent être plus restreints, et l'on assiste, dans certains cas, au recouvrement partiel d'un même territoire entre voisins. Habituellement, le domaine vital des femelles est, en partie ou en totalité, inclus dans le territoire d'un mâle. Mais les animaux ne se rencontrent pas, excepté lorsque l'époque de l'accouplement arrive.
Des migrations saisonnières Toujours dans ces mêmes régions, la situation et l'étendue des territoires fréquentés varient selon les saisons. Le puma descend vers le fond des vallées en hiver et remonte sur les hauteurs à la fonte des neiges. En fait, l'animal suit ses proies. Le domaine fréquenté par un puma mâle en été peut couvrir jusqu'à 300 km2, alors qu'en hiver il ne représente qu'une centaine de kilomètres carrés. La superficie du territoire de la femelle est identique à celle du domaine du mâle, en hiver, alors qu'en été elle est de 100 à 200 km2. Plusieurs études sur l'étendue des domaines vitaux des pumas (mâles et femelles confondus) ont été menées. Elles ont montré que la fourchette des superficies varie de 106 à 293 km2 en été, et de 31 à 243 km2 en hiver. En moyenne, un mâle adulte occupe de 65 à 90 km2 et une femelle de 40 à 80 km2, ce qui donne une densité d'environ un puma pour 26 km2. Il existe évidemment des records : au Canada, en Colombie-Britannique, à la limite nord de l'espace géographique fréquenté par l'espèce, un animal occupait à lui tout seul un domaine atteignant 650 km2. Apparemment, les facteurs territoriaux propres à l'espèce sont plus importants pour la densité de la population que, par exemple, la disponibilité des proies. Ainsi, une étude menée dans l'État de l'Idaho, aux États-Unis, a montré que la densité de pumas restait stable à 1 sujet pour 35 km2 même si la densité de proies augmentait. Très mobile, le puma couvre quotidiennement de grandes distances, et il lui faut plusieurs jours pour parcourir son domaine en entier. Il ne recherche pas d'abri fixe, sauf lorsque la femelle va mettre bas. Capable de grimper et de nager, il préfère cependant la terre ferme et n'aime guère se mouiller. L'essentiel pour sa survie est qu'il dispose en permanence d'eau douce et qu'il bénéficie d'un couvert végétal ou minéral (éboulis, blocs rocheux) lui permettant d'être à l'abri des regards au moment de la chasse. En fait, si le puma possède un territoire propre, il ne va pas jusqu'à le disputer à ses congénères, qu'il se contente plutôt d'éviter. L'espace fréquenté est suffisamment vaste pour permettre l'errance des adultes ou, chez les jeunes, la recherche d'un domaine personnel. À chacun d'éviter la portion de domaine vital occupée ces jours-là par un résident.
Une préférence marquée pour les cerfs La liste des animaux chassés par ce grand chat est plutôt longue. Les lièvres, les castors, les porcs-épics de l'Amérique du Nord ne constituent pour lui qu'une ressource subsidiaire - tout comme les opossums, les agoutis et les pacas d'Amérique du Sud. Les proies qu'il préfère chasser sont toutes les espèces de cervidés : en Amérique du Nord, wapitis (Cervus canadensis), cerfs de Virginie (Odocoileus virginianus), cerfs-mulets (Odocoileus hemionus) - dans l'ouest du sous-continent, wapitis et cerfs-mulets représentent de fait la grande majorité de ses proies ; en Amérique du Sud, cerfs daguets (Mazama sp), cerfs des pampas (Ozotoceros bezoarticus) ou cerfs des Andes (Hippocamelus antisensis). Le puma ne chasse pas vraiment à l'affût. Lors de ses déplacements nocturnes, il déambule en silence, attentif à tous les bruits. Au moindre mouvement, il se fige, évalue les distances et ses chances de réussite. Puis, c'est une approche feutrée jusqu'à quelques mètres de la proie convoitée et, enfin, la charge. L'attaque est foudroyante. Favorisée par la longueur et la puissance des pattes postérieures, elle s'effectue à 80 km/h, cette vitesse ne pouvant toutefois être maintenue que pendant quelques secondes. Si le puma démarre de trop loin, le cerf peut l'entendre et lui échapper. C'est pourquoi deux ou trois essais infructueux précèdent souvent une capture. Le puma a besoin d'une proie par semaine, ou toutes les deux ou trois semaines, selon que l'animal tué est plus ou moins grand. Son premier repas achevé, il recouvre le cadavre de feuilles et de branchages et revient plus tard dévorer le reste de sa pitance, si un intrus n'est pas venu la lui dérober.
Une proie plus grosse que lui Dans certains cas, la différence de taille entre le prédateur solitaire et sa proie est supérieure à celles que l'on connaît chez les autres grands carnivores. Il n'est pas rare qu'un puma tue un wapiti pesant 4 fois plus que lui. On a vu une femelle de 44 kg capturer un wapiti d'un poids 6 ou 7 fois supérieur au sien, et une autre, de 45 kg, se saisir d'un élan de 240 kg... Mais ces exploits ne sont pas sans danger : des pumas ont été blessés, voire tués, lors d'attaques manquées en terrain difficile, proie et prédateur, emportés par la violence du choc, allant se fracasser contre un arbre ou un rocher. Pour tuer, le chasseur cherche tantôt à atteindre directement la carotide, tantôt à briser les vertèbres cervicales de sa victime en l'attaquant de biais ou de côté. La bête meurt aussitôt. Enfin, le puma s'en prend beaucoup moins au bétail qu'on a voulu le prétendre, excepté dans le sud-ouest des États-Unis, où ce genre d'attaque est plus régulier.
En famille pendant presque deux ans La vie relativement silencieuse et surtout solitaire du puma ne s'anime qu'au moment de la reproduction. Celle-ci peut avoir lieu à n'importe quelle saison. En Amérique du Nord, elle est toutefois plus fréquente à la fin de l'hiver et au printemps. Chez les pumas, la femelle peut avoir plusieurs cycles œstraux consécutifs, avec une période de chaleurs qui dure de 9 à 11 jours. Pour les mâles, ces chaleurs sont alors repérables soit à l'urine, soit aux miaulements de la femelle, semblables à ceux des chattes domestiques, mais beaucoup plus bruyants encore. Il arrive que plusieurs mâles se retrouvent autour de la même femelle, ce qui peut entraîner des conflits. L'ovulation se produit, comme chez les chattes, à la suite d'accouplements assez brefs, puisqu'ils durent moins d'une minute. Durant ceux-ci, la femelle est couchée au sol, tandis que le mâle la mord généralement à la nuque. Ces accouplements se répètent plusieurs fois par jour pendant les quelques brèves journées où le couple est réuni. Après quoi, le mâle s'éloigne. Pendant les trois mois de gestation (de 90 à 96 jours) qui précèdent la naissance, la femelle vit et chasse seule. Au cours de cette période, les embryons sont fragiles et on a observé que la mortalité embryonnaire est assez élevée (15 %).
Pour une fois sédentaire
La femelle possède 3 paires de mamelles et son lait contient 35,5 % de matière sèche (le lait de chat en contient seulement 18,2 %). Il s'agit d'un aliment particulièrement riche en lipides ou matières grasses et en protéines, mais assez peu sucré. Le sevrage a lieu lorsque les petits ont 3 mois, âge auquel ils suivent déjà leur mère dans sa vie itinérante. À 6 semaines, les jeunes pumas goûtent à la nourriture solide. S'ils naissent au printemps, ils sauront chasser seuls dès la fin de l'hiver, époque à laquelle ils commencent à s'émanciper. Le plus souvent, ils restent avec leur mère pendant 18 à 20 mois ; puis, parfois, les jeunes d'une même portée vivent ensemble durant 2 à 3 mois, avant de s'engager dans la vie solitaire des adultes. Les femelles se reproduisent en général une année sur deux
Les jeunes pumas sont curieux, vifs et très souples Première épreuve à affronter par les jeunes pumas au moment de leur émancipation : l'acquisition d'un domaine vital. Dans certains cas, Chez tous les mammifères, le jeu fait partie de la croissance normale des jeunes. Il est essentiel pour les jeunes carnivores, en vue de la chasse. Les exercices des chatons évoquent précisément ceux de l'adulte face à sa proie : on retrouve l'approche, le bond sur l'animal, l'étreinte avec les pattes antérieures et la morsure. À cette différence que le petit gaspille beaucoup d'énergie. Mais ce gaspillage n'est pas inutile. Plus tard, le jeune saura apprécier la distance qui le sépare du cervidé, mesurer son effort pour l'atteindre et même évaluer le danger que représente un mâle chargé de face. Le petit puma a toujours tout un arsenal de « jouets » qui lui permettent d'apprendre à chasser. La tortue en fait partie, à son corps défendant, et cela même si les pumas ne mangent pas cet animal. Plus tard, les jeunes sauront faire la distinction entre les espèces que l'on peut chasser et les autres. Peut-être est-ce en jouant avec les tortues que les pumas apprennent à retourner, sans se piquer, les porcs-épics, dont ils sont très friands, et à les saisir avec précaution par le ventre, sans se blesser.
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